Championne de France !

Un titre et deux médailles en 2016, l’objectif était de faire au moins aussi bien pour le président de l’ACS Peugeot Mulhouse, Didier Berkati. Rendez-vous à Paris cette année pour les meilleurs juniors français dont cinq mulhousiens, Noémie Brochot (-52kg), Marine Giraud (-63kg), Agathe Devitry (-70kg), Rania Bouchareb (+78kg) et Erwan Boucard. De belles chances de médailles pour ces jeunes lions mulhousiens. En effet, dans le lot, trois médaillés chez les juniors et un chez les cadets.


Après sa médaille de bronze la saison passée à Lyon, la jeune Noémie Brochot (-52kg) faisait le déplacement à Paris pour aller chercher le titre. Une des favorites de la catégorie avec Marcus Tabellion et Pont. Deux premiers tours bien menés et gagnés par ippon envoient la jeune mulhousienne en ¼ de finale face à la francilienne Besnard. Une adversaire redoutée pour sa puissance physique. Un combat qui correspond à ce qui était attendu… Un redoutable affrontement physique entre deux combattantes qui se rendent coup pour coup. A la fin du temps réglementaire, les deux adversaires se retrouvent dos à dos, deux pénalités chacune. Place alors au golden score durant lequel Besnard prend le dessus physiquement lui permettant de faire pénaliser son adversaire. Une défaite en ¼ de finale pour la mulhousienne, qui lui permet malgré tout de viser la médaille de bronze via le repêchage, « cette défaite m’a fait mal, je n’ai pas su me relâcher durant ce combat, heureusement le staff était présent pour m’aider à me remobiliser et aller chercher cette médaille de bronze » nous indique Noémie Brochot en fin de journée. Avant d’aller chercher sa médaille sur le podium, l’alsacienne s’impose contre Menard puis a dû s’employer face à Faustine Bernard, une adversaire qu’elle rencontre toute l’année au Pôle France de Strasbourg, une victoire qui lui permet de se qualifier pour la « place de 3 » face à la championne de France cadette 2016, Lalou Lebrun. A mi-combat, la sociétaire de Peugeot Mulhouse marque un waza-ari sur uchi mata. Un avantage qu’elle parviendra à préserver jusqu’au terme de la rencontre. Une victoire qui lui permet de monter sur le podium, comme la saison passée. Une médaille qui n’est pas de la couleur espérée pour la jeune mulhousienne, « je visais le titre aujourd’hui mais je suis quand même satisfaite de cette médaille », une médaille qui en appelle d’autre pour les protégées de Céline Lebrun. En effet, après cette médaille, place alors à Marine Giraud et Agathe Devitry, deux autres prétendantes au podium national.



Médaillée en 2015 chez les juniors alors qu’elle était encore cadette, Marine Giraud se fait éliminer prématurément en 2016. Une envie de marquer son territoire en 2017 pour l’alsacienne, une envie qui lui permet de passer ses deux premiers tours avec aisance, un ¼ de finale passé tout aussi bien face à Mazy, en bronze lors du dernier championnat de France 2D et qui l’avait battu lors de l’édition 2016 du championnat de France Junior. Un parcours sans embûches pour la mulhousienne qui se retrouve en ½ finale face à la redoutable Inés Prevot, qui a été vice-championne du monde cadette. La sociétaire de JC Juniville est une judoka redoutée pour sa garde qui fait des ravages. Une qualité qui ne suffira pas face à Giraud qui parviendra malgré tout à marqué un waza-ari, un avantage qu’elle parviendra à garder jusqu’au terme de la rencontre. Une victoire qui envoi la mulhousienne en finale face à une « copine », la nantaine Deketer, « Manon est une copine, on se connaît par cœur, on s’entraîne tous les jours ensemble à Strasbourg… ». Après plusieurs dizaines de secondes d’intense combat, Marine Giraud se faire surprendre au sol et doit abandonner sur étranglement. Une défaite qui rime cependant avec victoire. Son entraîneur Vincenzo Carabetta aurait aimé voir le combat durer plus longtemps, « elle n’a pas pu s’exprimer durant cette finale ». Cependant, après sa déconvenue de la saison passée, l’alsacienne avait à cœur de montrer qu’il fallait compter sur elle. Chose faite avec la manière, qui satisfait Giraud, « je suis très contente de cette médaille » nous indique la jeune lionne. Une médaille de bronze pour Noémie Brochot, une en argent pour Marine Giraud, une belle performance d’Erwan Boucard qui s’incline en 1/8e de finale sans pouvoir être repêché et une belle prestation de la jeune Bouchareb. Place alors à la dernière représentante mulhousienne, Agathe Devitry dans la catégorie -70kg.



En bronze, elle aussi la saison passée, le titre était aussi son objectif. En effet, à l’INSEP depuis septembre, Agathe Devitry est en constante progression depuis la rentrée. Face à elle, un quart de tableau très abordable pour la champenoise d’origine, un quart de tableau qu’elle maitrisera parfaitement. En effet deux victoires par ippon puis une par waza-ari propulse la mulhousienne en demi-finale. Une demi-finale où elle retrouve la sociétaire de SGS, Dorine N’Tcha M Po, en bronze, elle aussi en 2016. Une rencontre au sommet entre la bretonne et l’alsacienne, qui tiendra toutes ses promesses, aucune des deux combattantes ne parvenant à marquer un réel avantage durant les quatre minutes de la rencontre. Tout se jouera alors au golden score, un golden score qui tournera à l’avantage de la mulhousienne, une victoire qui permet à Deivtry de se qualifier pour la finale face à la championne de France junior en titre, la sociétaire de l’OM Judo, Juliette Tarting. Une finale attendue entre deux adversaire qui ont l’habitude de se retrouver en compétition depuis plusieurs années. Un début de combat à l’avantage de la marseillaise qu’elle concrétisera par un waza-ari marqué sur o-uchi-gari. Non décontenancé par ce retard, Devitry revient petit à petit dans le combat pour gagner au sol. En effet sur un superbe enchaînement, l’alsacienne étrangle son adversaire qui n’a pas d’autre choix que d’abandonner et laisser le titre à Agathe Devitry. Un premier titre de championne de France pour la protégée de Céline Lebrun et Vincenzo Carabetta qui nous indique : « elle est montée en puissance tout au long de la journée. Après s’être faite surprendre en début de finale, elle est bien restée dans sa finale, pour aller chercher ce titre, c’est un signe qu’elle a bien progressé dans sa tête ».




Vincenzo Carabetta, directeur technique du club repart ravi de Paris, « c’est un week-end superbe, trois médailles dont un titre, de jeunes judokates qui sont venues au club il y a quelques années et qui confirment chaque année les espoirs que nous plaçons en elle, n’oublions pas non plus nos jeunes formés au club, avec Rania Bouchareb et Erwan Boucard qui progresse chaque année et qui a fait une bonne compétition dans une catégorie très relevée ».