Championnats du Monde vétérans



Les championnats du Monde vétérans se tiendront du 16 au 21 octobre 2018 à Cancun au Mexique. Trois Haut-Rhinois seront de la partie : Sandrine BRUGGER (Zillisheim), 7ème des Europe en juin dernier à Glasgow (- 57 kg), Vincent ANTOINE (Zilisheim), médaillé de bronze à Glasgow (- 60 kg), et Guillaume CRAINICH (A.C.S. Peugeot-Citroën Mulhouse), vice champion d’Europe 2018, champion d’Europe 2017 et champion du Monde 2017 (+ 100 kg). Ce dernier, qui défendra son titre, s’est confié sur ses motivations et ambitions pour cette nouvelle campagne planétaire.
 Guillaume défendra son titre à Cancun. Il se veut confiant...

  1. Ces championnats 2018 ont lieu au Mexique, à l’autre bout de la planète. Le coût financier est loin d’être négligeable. Comment t’en sors-tu ? « C’est loin d’être évident en effet. Il m’a fallu bien réfléchir pour savoir si c’était possible ou pas, peser le pour et le contre. En dehors de mon club qui a accepté de mettre la main au porte-monnaie, il m’a fallu rechercher des partenaires. Je pensais qu’avec deux titres, champion d’Europe et champion du Monde, les portes s’ouvriraient plus facilement. C’est loin d’être le cas. J’ai encore deux trois petites opportunités, ce n’est pas simple. Il m’a fallu constituer un dossier de sponsoring avec mes résultats, mes ambitions et mes objectifs. Il faut savoir taper aux portes, se vendre, faire fonctionner son réseau par le bouche à oreilles. Je reste confiant en tout cas. Il me restera beaucoup à débourser de ma poche, c’est comme ça. Mais l’aventure est trop belle, et vaut la peine d’investir  ».

  1. Qu’est-ce qui a motivé ta décision d’y participer ? « La passion du judo avant tout ! L’an passé, j’ai vécu des expériences extraordinaires ! J’ai eu la chance de gagner les Europe et les Monde, ça aurait été dommage de s’arrêter là-dessus. Retenter le coup, juste pour voir si je suis capable d’y arriver, c’est un beau challenge. Le plaisir aussi de rencontrer des adversaires que je n’ai pas l’habitude d’affronter. C’est intéressant au niveau international, car chaque nation livre des combattants différents, avec des spécificités propres. Prendre des combattants étrangers est enrichissant, ça permet aussi d’évoluer dans sa pratique personnelle ».

  1. Défendre un titre, n’est-ce pas une pression supplémentaire ? « Oui et non. J’y ai déjà participé, je sais comment ça fonctionne, ce n’est plus une découverte. En revanche, lorsque tu as un titre, tu deviens l’adversaire à battre. De plus, tu as envie de faire au moins aussi bien que sur la précédente édition. Aux Europe cette année, je n’ai pas réussi à conserver mon titre, et je ne fais que deuxième. Arriver au sommet c’est bien, y rester est plus dur. D’autres convoitent le titre, et ce n’est jamais simple. Mais le challenge en vaut la peine ».

  1. Dans quel état d’esprit abordes-tu cette édition 2018 et quelles sont tes ambitions ? « Conserver mon titre. J’y vais avant tout pour ça. Après, une médaille fera mon bonheur. J’ai déjà goûté à la victoire, à un titre de champion du monde, j’ai envie d’y re-goûter. Ca donne envie en tout cas. Aussi, j’ai envie de faire du beau judo. L’an dernier, je n’avais pas de très bonnes sensations, j’espère que cette année ca ira mieux. J’ai pris un peu de retard dans ma préparation, ma blessure à l’épaule (au 1er tour des Europe) me fait encore souffrir et je ne suis actuellement pas à 100% de mes capacités. J’espère quand même aller le plus loin possible sur ces championnats, et de me faire plaisir avant tout ! ».